Vison de la soif, des boissons, de la désaltération, de la faim et du manger, de l’anthropophagie, de la mastication de la gomme, et de la cuisson au feu

La soif reflète le trouble de la foi.

Celui qui se voit assoiffé, en rêve, et voudrait boire de l’eau d’une rivière mais n’en boit pas, sera délivré d’un chagrin .

Certains interprètes disent que si un homme a soif et ne boit pas, il n’obtiendra pas ce qu’il a besoin; s’il boit de l’eau froide, il profitera d’un bien licite; s’il se voit désaltéré, il saura que sa foi est ferme et sa conduite est droite.

La faim représente la perte de la fortune et le désir d’obtenir son gagne- pain.

La satiété indique que les revenus sont gagnés et la fortune récupérée. L’action de manger a plusieurs cas différents.

Certains interprètes disent aussi que la faim est meilleure que la satiété, et la désaltération est meilleure que la soif.

Il est dit que celui qui se voit avoir faim, aura du bien, et sera cupide.

Se voir invité à partager le repas de quelqu’un, au temps de déjeuner, annonce au rêveur un voyage pas très lointain.

Si le rêveur se voit invité au repas de midi, il se repose après avoir été fatigué.

S’il est invité au dîner, il trompera un homme avant que celui- ci l’ait dupé.

S’il mange de la nourriture qu’il digère, il cherchera à faire le bien pour son métier.

Le rêveur qui se voit manger sa propre chair, épuisera ce qu’il a épargné; s’il mange la chair d’un autre homme crue, il médira cette personne, ou un de ses proches. S’il mange cette chair cuite ou grillée, il dilapidera le capital d’autrui. S’il mord sa propre chair, la coupe et jette à terre, il serait un diffamateur. Si la femme mange la chair d’une autre femme, elles s’adonneront à des rapports sexuels irréguliers (amour lesbien), ou elles seront en lutte.

Si la femme mange sa propre chair, elle forniquera et gagnera sa subsistance de sa fornication. La même interprétation s’applique à l’homme qui mange la chair de la femme.

La chair du jeune homme est plus forte, en rêve que celle du vieillard.

Si un homme se voit, en rêve, manger la chair de sa propre langue, celle- ci lui apportera un grand avantage. Il se peut aussi que ce rêve désigne le rêveur qui s’est habitué à garder le silence, ruminer sa colère et cajoler.

La mastication de la gomme annonce un gain d’un bien après avoir fait face à une dispute.

Celui qui se voit en train de cuisiner quelque nourriture dont la cuisson s’achève, obtient le bien qu’il vise; si la cuisson ne s’achève pas, la cible visée ne sera pas atteinte.

S’il se voit en train de manger l’oliban. Celui- ci sera pris en tant que médicament.

Tout ce qu’on mastique sans le manger désigne des paroles augmentées selon l’action de mastiquer. Il en est de même pour la canne à sucre qui indique des paroles que l’on a plaisir à répéter.

Celui qui se voit en train de manger des têtes des gens, en donner aux autres à manger ou en obtient des cheveux ou des os, recevra une fortune des personnages illustres et grands; s’il mange de leurs cervelles, il aura leurs fortunes accumulées.

Il en est de même pour les têtes des montures et des fauves, mais, sûrement à un degré inférieur que celles des humains.

S’il voit, en rêve, les têtes de gens, tranchées dans une ville, un quartier, une maison, ou à la porte d’une demeure, les chefs des gens se réuniront à cet endroit.

On dit aussi que celui qui mange sa propre chair, aura une fortune et une grande autorité. S’il se voit mangeant la chair d’un homme crucifié, d’un albinos ou d’un lépreux, il possédera une grande fortune illicite.

S’il embrasse ou serre la main d’un homme mort ou vivant, il atteindra un âge avancé. Et celui qui se voit en train de manger sa propre chair ou celle d’autrui et laisse des traces visibles, puisera de son bien ou du bien d’un autre. S’il ne laisse plus de traces, il diffamera une personne de sa famille ou autre. S’il mange la chair d’un crucifié et ne laisse aucune trace, il obtient un bien illicite provenant d’un homme de grande éminence.