Vision du blé , de l’orge du riz des fèves et autres dans les rêves

Semer les graines annonce au rêveur qu’il aura des enfants. S’il voit la graine prendre, le rêveur aura l’honneur. Sinon, un souci l’accablera.

Le blé, ou le froment désigne un bien licite, acquis après une grande fatigue et tant de peine.

Si un homme achète du blé de farine, il obtiendra des gains qui subviennent aux besoins d’une famille nombreuse.

S’il cultive le froment, il avance une œuvre qui mérite la bénédiction de Dieu

S’il cherche à le cultiver, il cherchera à participer à la guerre sainte.

S’il sème de l’orge et obtient du blé, le contraire de ce qui vient de précéder se passera.

S’il sème du blé et obtient du sang, il pratiquera l’usure.

L’épi de blé vert figure la fertilité de l’année en cours; mais l’épi sec annonce une année de sécheresse, selon l’histoire de Joseph cité dans le Coran.

Si un homme voit des épis rassemblés dans sa main, dans une aire, ou dans un récipient, il obtiendra un bien gagné par autrui ou apprendra un savoir.

Si un homme ramasse des épis épars dans un champ dont le propriétaire est connu; il obtiendrait des biens éparpillés de cet homme-là.

Celui qui voit que la moisson a lieu à une date non-appropriée, une mort, ou une guerre aura lieu à cet endroit.

Si les épis sont jaunes, les vieillards mourront, s’il sont verts, des jeunes mourront ou seront assassinés.

Le blé vu dans le lit indique la grossesse de la femme, si un homme se voit en train de planter, sa femme tomberait enceinte; s’il se voit en train de labourer un train d’une personne qu’il connaît, il se mariera à la femme de ce dernier.

S’il sème les grains au moment adéquat, il avance une bonne œuvre; s’il est un intermédiaire, il obtient une autorité; le commerçant fera des bénéfices; l’ascète aura la piété. S’il sème et une culture pousse, la message est acceptable; s’il récolte, il aurait touché son salaire.

Celui qui se voit mangeant du blé sec ou cuit, un malheur l’accablera, s’il voit son ventre, sa peau, ou sa bouche pleine de blé sec ou cuit, c’est que sa vie touche à sa fin et il ne lui reste à vivre que proportionnellement au blé restant.

Marcher au milieu d’un champ prêt à la moisson, indique que le rêveur marchera au milieu d’un champ de bataille sacrée.

Celui qui se voit mangeant, en rêve, du blé vert et frais, serait vertueux et vivrait tel un ermite; s’il voit qu’il possède une culture connue, celle-ci désigne ses œuvres dans la vie présente et pour la vie de l’au-delà. Cette déduction se base sur les paroles de l’homme qui rêve: Si cette culture se rapporte au monde de l’au-delà, sa récompense pour ses actions en matière de religion serait équivalente à cette culture et ses bénéfices; si elle se rapporte à la vie présente, il obtiendrait une fortune accumulée et une récompense pour un acte. Si cet acte- là fait partie des affaires de la vie présente, cette fortune demeurera accumulée jusqu’à ce que les grains sortent des épis. A ce moment, la fortune pourrait changer son état déjà mentionné; mais cette fortune serait honnête, surtout si c’est du blé; si c’est de l’orge, ce serait meilleure, plus saine, et accompagnée de bonne santé, avec moins d’approvisionnement; si c’est de la farine, celle-ci représente une fortune déjà acquise et est meilleure que le blé et que le pain que le feu a touché.

L’orge désigne le bien et la bonne santé, pour celui qui la possède ou la mange; elle est meilleure que le blé. Et certains disent: qu’elle désigne un enfant qui ne vivra pas pour longtemps.

Si un homme la récolte à la saison adéquate, il aura un bien et Dieu a prescrit l’acquittement de son dû

Sa culture désigne une œuvre dont Dieu sera satisfait. L’orge fraîche désigne la fertilité; si un homme achète de l’orge d’un grainier, il obtiendrait un énorme bienfait. Celui qui se voit marchant dans un champ d’orge, ou dans une partie de ce champ, participera à la guerre sainte. L’orge quelque soit son état figure un bien, une utilité et des ressources.

Le riz désigne le gain acquis dans la peine, les troubles et les soucis.

Le maïs et le mil désignent le gain qui ne peut bénéficier à celui qui l’obtient et dont il ne profitera guère.

Les fèves, les lentilles, les pois, les haricots d’Angola et autres grains semblables, indiquent à celui qui les mange ou les obtient, un souci et un chagrin qui s’abattront sur lui, quelque soit leur cuisson. Mais une grande quantité de ces grains symbolisent une fortune.

On dit aussi que les fèves vertes désignent un souci, mais quand elles sont sèches désignent une fortune et la joie.

Les lentilles désignent un gain d’une basse provenance.

Le sésame désigne une fortune qui ne cesse de croître suite à sa forte teneur en huile; quand il est sec, son interprétation serait plus forte que celle du sésame vert.

Le foin désigne la grande richesse, et la fertilité pour celui qui l’obtient ou se voit en apporter dans sa demeure.

La pastèque désigne la maladie ou l’homme maladif. Mais d’aucuns disent que le rêveur qui l’obtient, sera abattu par un souci inattendu.

Les pastèques vertes indiquent la bonne santé; et si le rêveur se voit tendre le bras vers le ciel et recueillir des pastèques demandera une propriété et finira par l’obtenir assez vite.

On raconte qu’un rêveur s’était vu jeter des pastèques dans sa demeure. L’interprète qu’il a consulté lui a prédit la mort de plusieurs membres de ses proches, au nombre des pastèques qu’il a vues. Et cette interprétation s’avéra véridique.

La pastèque d’Inde figure un homme antipathique et froid.

Le concombre d’Égypte désigne la grossesse de la femme du rêveur. On dit aussi que ce rêve est toujours de mauvais augure tout comme celui des fèves et des lentilles.

La courge, ou la citrouille, son arbre désigne le savant ou le médecin très sollicité, ami des gens et béni, on pense de même qu’il figure un homme pauvre. La citrouille incarne la guérison du malade. Si quelqu’un la mange cuite, il trouve un égaré, apprend un savoir équivalent à la quantité mangée ou réunit une chose dispersée.

Les citrouilles, la viande et les œufs sont les seules choses dont la cuisson n’est pas détestable en rêve.

Celui qui se voit manger de la courge crue aura une dispute avec quelqu’un et sera hanté par les djinns.

Être à l’abri des citrouilles désigne une présence avec des gens après un isolement et une concorde établie à la suite d’une querelle.

Si un homme prend de la pastèque, et des courges, il guérira d’une maladie .

Le chou-fleur figure un villageois un peu rustre.

Les aubergines, hors saison sont porteurs de mauvais augure. En saison, elles indiquent un gain obtenu dans la peine.

Certains interprètes ont détesté l’oignon D’autres disent qu’il indique l’apparition des choses cachées à l’instar des autres légumes à odeur.

L’oignon pourrait aussi désigner une fortune. Si un homme épluche des oignons, il serait en train d’aduler un homme.

L’ail, vu en rêve, est généralement de mauvais augure. On dit aussi qu’il figure une fortune illicite. Seulement, manger de l’ail cuit signale le repentir après un péché.

Les carottes: si le rêveur en obtient ou en mange, annoncent le souci et le chagrin. Le rêveur qui se voit en avoir seulement dans les mains, son rêve lui annonce une plus grande facilité dans la réalisation d’une affaire difficile.

Mais certains disent que consommer des carottes peut être de bon augure et amener du bien et des avantages.

Le pavot représente un bien sain pour celui qui en mange ou en obtient.

La moutarde indique le poison; si un homme en consomme, il boira du poison ou quelque potion amère, ou bien un malheur s’abattra sur lui. Il pourrait de même gagner une fortune licite et honnête à la suite d’une peine.

La rue indique un bien licite par lequel le rêveur effacera l’effet d’un bien mal acquis.

Le grain vert annonce un avantage provenant d’un homme étranger et puissant.

Le henné représente les outils que l’homme utilise dans son travail.

L’alfa doit rappeler l’histoire de ce rêveur venu consulter un interprète et lui dit:

Tous les légumes, à l’exception du blé, de l’orge du sésame, et du mil, désignent l’Islam.

Celui qui se voit en course dans un champ vert, serait en train d’accomplir des œuvres de charité et d’ascétisme. Le champ incarne une femme, car on le laboure, le sème et l’irrigue afin qu’il porte des fruits et leur donne la vie jusqu’au moment de la moisson et jusqu’à ce que la plante se passe de la terre: les épis sont les enfants ou les biens.

Il se peut que le champ désigne le marché, ses épis sont les biens, les gains et les avantages, vu l’abondance des gains obtenus de la culture.

Le champ peut indiquer aussi le champ de bataille, ses épis seraient ce que l’épée récolterait. Il pourrait de même désigner le monde; les épis désignent les gens, enfants, jeunes, adultes et vieillards, car c’est à partir de la terre qu’ils ont été créés et ils ont poussé comme des plantes .

Dans ce cas les épis pourraient désigner les années, les mois et les jours.

 les épis renferment une multitude de grains, ils désignent les biens de la vie, ses dépôts et ses silos souterrains. Le champ pourrait aussi indiquer tout endroit où l’homme œuvre pour obtenir la récompense de l’au-delà, comme, les mosquées, le ribat, les réunions d’invocation et les endroits de bienfaisance.

Celui qui laboure un champ, en rêve, aura des relations sexuelles avec sa femme; si les grains semés poussent, sa femme tombera enceinte. S’il est célibataire, il se mariera, autrement, son commerce sera prospère et ses gains croîtront ou bien s’il cherche à participer à un combat, son entourage se réunira.

Si un homme voit des cultures fauchées dans un pays en état de guerre ou de duel, l’épée tuera des gens tout comme le faux s’active. Si le pays n’est pas en état de guerre et que la moisson a lieu dans la grande mosquée, entre les magasins ou dans les demeures, Allah enverra une épidémie ou la peste; si la moisson a lieu dans un marché; les commerçants auront des bénéfices abondants.

Si ce rêve a lieu dans une mosquée ou dans tout endroit réunissant les gens pour un bien, et si les gens se sont eux-mêmes occupés à faucher sans voir un étranger participer à leur travail, ils obtiendraient des salaires et des bienfaits pour chaque moissonneur. Voir la moisson effectuée dans un champ labouré, est porteur d’un bon présage; s’il a lieu après le mûrissement des cultures, sinon il désignerait une sécheresse et une pénurie de nourriture.

Le foin, quelque soit sa quantité et son état, désigne une fortune, car il constitue l’aliment des montures, est rejeté des aliments des humains et est associé à la terre.

Le pré, dont les plantes et les fleurs sont bien connues et destinées au pâturage, représente la vie, ses ornements et ses biens; car les fleurs sont des ornements; de là, on appelle l’or ornement.

Quant à l’herbe, elle constitue l’aliment des montures et des bestiaux et est semblable aux biens de la vie dont l’homme obtient la part qu’Allah lui a accordée et ce parce qu’elle est transformée en viande, en lait, en beurre, en gras en miel, en poil et en poil de chameau, et ressemble à l’argent, fondement des créatures humaines.

Le pré pourrait aussi indiquer tout endroit où l’on puise des jouissances de la vie présente, comme la trésorerie et le marché.

Les fleurs qui poussent dans les prés, désignent tout spécialement le marché de change, de bijoutiers et les lieux où l’on trouve de l’or.

le terme agréable représente le fourrage, tout ce que les chameaux aiment manger désigne le bien licite; tout fourrage représente l’illicite ainsi que tout gain obtenu avec souci, peine et amertume.

Lorsque la plante est utilisée dans la fabrication des médicaments, elle ne désigne plus la fortune ni les revenus mais représente les sciences, la sagesse et les prédications ainsi que les biens purement licites.

Si cette plante a un goût acide, son acidité désigne la fatigue et les litiges traversés pour les obtenir.

Si elle est un poison mortel, elle désigne l’usurpation illicite, la confusion entre la vie présente et celle de l’au- delà, l’usure, les hérésies et les passions et tout mal sortant ou entrant dans la bouche.

Si un homme voit la chicorée et ses semblables comme la coriandre ou autres légumes au goût amer et piquant, des soucis et des chagrins s’abattront sur lui et il obtiendra un bien illicite.

Toute plante interdite dans le Coran ou la Sunna ou détestée jadis pour une raison quelconque, désigne des paroles que l’on peut prononcer et les revenus que l’on peut gagner. Citons de ces plantes-là: le fenouil, le pois, l’ail, le concombre d’Egypte, les lentilles et l’oignon, ainsi que toute plante ayant un nom dont la dérivation est plus forte que sa nature; par exemple on dérive de la menthe (  Na‘na‘) le terme de l’annonceur de la mort de quelqu’un (na‘) bien qu’il fasse partie des légumes; il en est de même pour les carottes qui donne le regret et le feu .

Toute plante qui pousse sans avoir besoin d’être semée et n’a pas de racines dans le sol, comme les truffes et les champignons représente le bâtard, et l’enfant des fornicateurs, celui dont on ignore sa lignée, ainsi que le bien offert comme donation ou aumône.

Celui qui se voit dans un pré ou en train de ramasser ou de manger de l’herbe; il faudrait prendre son état en considération.

S’il est pauvre, il s’enrichira; s’il est riche, il verra sa fortune accrue; s’il est ascète qui a abandonné la vie, il retournera aux jouissances.

S’il passe d’un pré à un autre, il ira à la recherche des biens de la vie et passe d’un marché à un autre et changera de métier.